• Christophe De Beukelaer

Un plan de relance en carton !

Mis à jour : févr. 25

Le cdH s’était déjà étonné de la répartition des fonds du plan de relance européen entre entités fédérées et du montant dérisoire accordé à Bruxelles. C’est maintenant l’analyse des mesures retenues par le gouvernement bruxellois pour obtenir ces fonds, qui a de quoi laisser pantois.

« Sur les 527 millions d’euros annoncés par le gouvernement, 243,6 millions d’euros (soit 46% du montant total) sont des mesures qui n’auront aucun effet levier pour relancer l’économie. Ce n’est donc pas de la relance ! »


Il y a 3 erreurs fondamentales dans ce plan de relance :


1. Des dépenses courantes au lieu d’effets levier.


Comme le montre notre analyse dans le tableau ci-dessous, 8 des 16 mesures (donc 234,6M€ sur 537M€) proposées par le gouvernement bruxellois n’auront pas d’effet sur l’économie bruxelloise : achat de bus, pistes cyclables, digitalisation des processus citoyens...

« On a besoin d’un plan d’investissement qui suscite la création de filières productives pourvoyeuses d’emploi. Or ici, pour 50% c’est un plan de dépenses ! Si le plan de relance n’est pas accompagné de réformes structurelles et de création d’emplois durables pour les bruxellois, cela équivaut à prendre l’argent européen d’une main et de le jeter par la fenêtre de l’autre. »

2. Du recyclage et non de l’innovation


Une grande partie des mesures annoncées (Digitalisation, Maas, bus de la STIB, recapitalisation Finance.Brussels) sont décrites dans la déclaration de politique générale. Ce sont donc des mesures qui allaient être mises en œuvre indépendamment de la crise du Covid et sans l’argent européen.


« C’est catastrophique. Ce gouvernement n’a aucune ambition d’innover. Sans inspiration, il profite des fonds européens pour financer sa déclaration de politique générale. C’est comme s’il n’y avait pas eu de Covid ! »

Notre analyse en image du plan de relance bruxellois :



3. Aucune cohérence avec les autres régions


S’il y a eu des prises de becs sur la répartitions des fonds européens, il n’y a eu aucune concertation sérieuse sur la cohérence des projets entre les différents niveaux de pouvoir. Prenons la Digitalisation qui est au cœur des plans de la Flandre, de la Fédération Wallonie-Bruxelles, du Fédéral et de la Région bruxelloise. Mais qui va faire quoi. Comment vont-ils se coordonner pour ne pas se marcher sur les pieds ?


« A Bruxelles en particulier, le nombre d’acteurs publics risquent de porter préjudice à la relance. Il ne semble pas y avoir de partage clair des matières et des priorités. C’est la cacophonie assurée. Vu la situation, on ne peut pas se le permettre ! Cette coordination aurait dû être au cœur du processus. »



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