• Christophe De Beukelaer

La Libre : "En région bruxelloise, il faut supprimer la Cocof et la Cocom"

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À l’occasion de la fête de l’Iris, le CDH Christophe De Beukelaer livre ses idées pour l’avenir de la capitale.


Bruxelles célèbre tout le week-end ses trente années d’existence. C’est la fameuse fête de l’Iris, du nom de cette fleur devenue le symbole de la Région bruxelloise. À trois semaines du triple scrutin électoral, inutile de dire que les hommes et femmes politiques de la capitale redoublent d’inventivité lorsqu’il s’agit d’évoquer l’avenir de leur région.


Christophe De Beukelaer (31 ans) est l’actuel président des Jeunes CDH. Échevin à Woluwe-Saint-Pierre, il a obtenu le second meilleur score lors des communales d’octobre 2018, derrière le bourgmestre Benoît Cerexhe. En vue des élections du 26 mai, il occupe la quatrième place sur la liste régionale de son parti à Bruxelles. Mais l’intéressé l’annonce d’emblée : "Si je suis élu le 26 mai, je renoncerai à mon mandat d’échevin. Je suis un grand défenseur du décumul intégral des mandats : on peut se présenter à toutes les élections mais on assume le dernier mandat pour lequel on a été élu."


Renforcer l’identité bruxelloise


Ingénieur de gestion de formation (UCL), le jeune homme dirige par ailleurs une petite entreprise active dans la livraison de fruits à domicile. Au regard du nombre de sièges (neuf) décrochés par le CDH en 2014 à Bruxelles, Christophe De Beukelaer se dit plutôt confiant quant à ses chances d’élection le 26 mai. Pour lui, le renforcement de l’identité bruxelloise passe prioritairement par la simplification des institutions de la capitale. "Nous sommes aujourd’hui à un tournant dans l’histoire de la Région bruxelloise. Plus que jamais, Bruxelles doit réaffirmer son identité et revendiquer son statut de région à part entière. Si nous ne voulons pas aller vers une situation de cogestion de notre région par la Wallonie et par la Flandre, c’est maintenant que nous devons agir."


Ainsi, l’intéressé plaide ni plus ni moins pour une suppression des institutions communautaires que sont la Commission communautaire française (Cocof) et la Commission communautaire commune (Cocom). "Ces institutions avaient tout leur sens en 1989, au moment de la création de la Région bruxelloise, mais aujourd’hui leurs compétences peuvent très bien être intégralement transférées à la seule Région, estime-t-il. Ne conservons qu’un seul gouvernement et qu’un seul Parlement bruxellois ! Bien évidemment, certaines matières nécessiteront parfois des majorités spéciales au Parlement mais c’est de toute façon déjà le cas aujourd’hui."


Moins d’échevins, de députés…


Dans cette même optique de clarification du paysage institutionnel bruxellois, le président des Jeunes CDH défend également l’idée d’une diminution drastique du nombre de mandataires, à l’échelon local comme au niveau régional. "Il y a beaucoup trop d’échevins dans les communes. Pour moi, on travaillerait bien plus efficacement si l’on avait un tiers d’échevins en moins, et certainement une réduction de la moitié du nombre de parlementaires bruxellois." Et le même d’estimer : "C’est une question de lisibilité. Cela permettrait aux citoyens bruxellois de mieux se reconnaître dans leurs institutions."


L’humaniste plaide enfin pour une réduction de la taille des cabinets ministériels. "Actuellement, il y a trop de membres de cabinet autour d’un ministre. Le principe du détachement entre l’administration et le cabinet doit selon moi être supprimé." Une manière, termine-t-il, de redonner à l’administration son rôle central et d’expertise.

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